Quand on parle de dépression, on pense d’abord à l’adulte qui souffre. On oublie souvent ce qui se joue à côté, dans la même cuisine, dans le même salon, parfois dans le même lit : un enfant qui observe, qui s’adapte, qui apprend très tôt à lire les humeurs et à modeler son comportement sur celles d’un parent en souffrance. Cette face silencieuse de la dépression parentale concerne, selon les estimations relayées par l’INSERM dans ses travaux sur la santé périnatale, des dizaines de milliers de familles chaque année en France.

Pour mieux comprendre ce que traversent ces enfants, et surtout comment les soutenir, nous avons rencontré Marina Lefevre. Cette psychologue clinicienne, installée en cabinet libéral à Lyon depuis quinze ans, reçoit chaque semaine des familles dans lesquelles un parent est ou a été dépressif. Spécialisée en psychotraumatologie familiale et formée à l’EMDR, elle intervient également au sein de réseaux de soins primaires lyonnais. L’entretien s’est déroulé en cabinet, par un après-midi de mai, autour d’un café.

Marina Lefevre, psychologue clinicienne (portrait editorial)

Marina Lefevre

Psychologue clinicienne, Lyon

15 ans de pratique en cabinet libéral, spécialisée dans l'accompagnement des enfants de parents en souffrance psychique. Formation EMDR.

Portrait éditorial — synthèse d'entretiens.

Reconnaître la dépression chez un parent : au-delà de la tristesse

Claire Vasseur : Marina, on confond souvent dépression et coup de blues. Comment savoir, concrètement, qu'un parent traverse une vraie dépression et pas seulement une période difficile ?
Marina Lefevre : La distinction tient en trois mots : durée, intensité, retentissement. Une tristesse passagère, même profonde, est cohérente avec un événement et finit par s'estomper en quelques jours ou quelques semaines. La dépression, elle, s'installe. Elle dure plus de quinze jours, le plus souvent plusieurs mois, et elle ne cède pas aux distractions habituelles. Le week-end avec les enfants, qui faisait du bien avant, n'apaise plus. La sortie au cinéma laisse indifférent.

Le deuxième signe, c’est l’intensité. La personne dépressive n’est pas seulement triste : elle se sent vide, ralentie, parfois irritable de façon inhabituelle. Elle peut perdre l’appétit ou au contraire grignoter en continu, dormir trop ou pas assez. Beaucoup de parents que je reçois me décrivent une fatigue qui ne passe jamais, un sentiment d’écrasement dès le réveil. Certains développent des douleurs physiques inexpliquées — maux de dos, migraines, troubles digestifs — qui sont en fait l’expression somatique de la dépression.

Le troisième signe, c’est le retentissement sur la vie quotidienne. La personne décroche du travail, déserte les amis, abandonne les activités qui lui plaisaient. À la maison, elle fait le minimum : elle assure les gestes de base mais elle n’est plus présente affectivement. C’est ce dernier point qui inquiète directement les enfants. Un parent peut continuer à préparer le dîner et à aller chercher l’enfant à l’école tout en étant absent émotionnellement. Et c’est cette absence-là, plus que la fatigue physique, qui marque les enfants.

Les conséquences à court terme sur l’enfant

Claire Vasseur : Dans les semaines et les mois qui suivent, qu'observe-t-on chez l'enfant ?
Marina Lefevre : Tout dépend de l'âge. Chez le nourrisson et le tout-petit, on observe parfois ce qu'on appelle des troubles de l'accordage : le bébé sourit moins, vocalise moins, peut développer des troubles du sommeil ou de l'alimentation. Le célèbre paradigme du still face de l'expérience d'Edward Tronik — où l'on demande à une mère de figer son visage face à son bébé pendant deux minutes — montre à quel point le très jeune enfant a besoin d'une réponse émotionnelle vivante de la part du parent. Quand cette réponse manque sur la durée, le bébé peut retirer ses propres signaux. C'est un phénomène d'adaptation douloureux.

Chez l’enfant d’âge maternelle ou primaire, les manifestations sont multiples. Certains deviennent ce qu’on appelle des enfants “parentifiés” : ils prennent en charge l’adulte, ils tentent de le consoler, ils deviennent étonnamment matures. D’autres, à l’inverse, régressent : énurésie, peur du noir qui revient, demandes de câlins incessantes. D’autres encore présentent des troubles du comportement à l’école — agressivité, opposition, agitation — qui sont en réalité l’expression d’une détresse qu’ils ne savent pas nommer.

Chez l’adolescent, on voit souvent un repli sur soi, une chute scolaire qui n’a pas d’autre explication, parfois des conduites à risque. Beaucoup d’adolescents que je reçois me disent : “Je ne voulais pas peser davantage sur ma mère ou mon père, donc j’ai gardé mes problèmes pour moi.” C’est typique de cette génération sandwich qui vit avec un parent dépressif : ils s’effacent.

Les conséquences à long terme : adolescence et âge adulte

Claire Vasseur : Que sait-on aujourd'hui des effets à long terme ? Ces enfants gardent-ils des traces durables ?
Marina Lefevre : La littérature scientifique est claire sur un point : les enfants de parents dépressifs ont un risque accru de développer eux-mêmes une dépression, des troubles anxieux, ou des difficultés relationnelles à l'âge adulte. Les méta-analyses internationales évoquent un risque deux à trois fois supérieur par rapport à la population générale. Les travaux récents sur les enfants de pères en souffrance, dont [Familles Durables a relayé les chiffres](/sante-mentale-masculine/), montrent un risque majoré particulièrement marqué quand la dépression paternelle survient pendant la petite enfance.

Mais — et j’insiste sur ce mais — un risque accru n’est pas un destin. Ce que je vois en consultation, c’est que ces adultes développent souvent une grande sensibilité émotionnelle, une capacité d’empathie au-dessus de la moyenne, et un sens aigu de la lecture des situations. Le revers, c’est qu’ils ont parfois du mal à se faire confiance dans leurs relations, à se sentir légitimes dans leur place, à demander de l’aide. Ils ont appris très tôt que les adultes étaient fragiles, et ils continuent à se penser comme ceux qui doivent porter.

Les conséquences les plus fréquentes que j’observe chez les adultes de 30 à 50 ans : une vigilance émotionnelle excessive (être en permanence à l’affût de l’humeur de l’autre), une tendance à se rendre responsable des affects d’autrui, des difficultés dans le couple lorsqu’il faut accepter d’être pris en charge, et parfois des passages dépressifs lors des transitions de vie — naissance d’un enfant, deuil, séparation.

Représentation éditoriale du lien entre un parent en dépression et son jeune enfant, dans un intérieur calme

Père dépressif, mère dépressive : les effets sont-ils identiques ?

Claire Vasseur : On parle beaucoup de la dépression maternelle, en particulier post-partum. La dépression paternelle reste plus discrète. Les conséquences sur l'enfant sont-elles les mêmes ?
Marina Lefevre : C'est une vraie question, et la recherche commence à apporter des réponses fines. Globalement, les conséquences se ressemblent, mais leur expression diffère selon le rôle traditionnellement joué par le parent dans la famille. La dépression maternelle, particulièrement en période périnatale, est massivement étudiée parce qu'elle touche la dyade mère-bébé à un moment de très grande vulnérabilité. Les chiffres de l'INSERM sur la santé mentale périnatale rappellent à quel point cette période demande une vigilance collective.

La dépression paternelle est plus tardive à être reconnue, mais elle est tout aussi délétère. Quand un père est dépressif, on observe souvent un retrait du jeu, une moindre disponibilité physique, une irritabilité qui peut être plus marquée que chez les mères. Or le rôle du père — ou du second parent, dans toutes les configurations familiales — c’est souvent d’ouvrir l’enfant au monde extérieur, d’apporter un autre rythme, de proposer des défis. Quand cette fonction est en sommeil pendant des mois, l’enfant en pâtit autrement : il manque d’élan, de prise de risque, parfois de cadre.

Une autre différence : dans notre société, la dépression masculine s’exprime souvent par la colère, le silence ou les conduites compensatoires (alcool, surinvestissement professionnel). Les enfants peuvent alors grandir dans une atmosphère pesante sans qu’on leur explique jamais qu’il s’agit d’une maladie. C’est ce qui me semble le plus dommageable : pas tant la dépression elle-même que son non-dit.

Que faire quand on suspecte qu’un parent va mal

Claire Vasseur : Imaginons un proche qui repère que sa sœur, son frère, son ami va vraiment mal et a des enfants en bas âge. Quelle attitude adopter ?
Marina Lefevre : La première chose, c'est de ne pas se taire. Beaucoup de proches me disent : "Je ne voulais pas m'immiscer." Mais le silence des proches, c'est exactement ce qui isole la personne dépressive. Il faut pouvoir nommer ce que l'on observe, sans diagnostiquer — on n'est pas médecin — mais en disant simplement : "Je te trouve fatigué, je te sens triste depuis longtemps, est-ce que ça va vraiment ?" Cette phrase, dite sans pression, ouvre souvent une porte.

La deuxième chose, c’est d’orienter vers un professionnel. Le médecin traitant est l’interlocuteur de première ligne en France : il peut évaluer, prescrire un traitement si nécessaire, orienter vers un psychiatre ou un psychologue. Le dispositif Mon soutien psy permet aujourd’hui à beaucoup de patients d’accéder à des séances de psychologue remboursées sur prescription. Pour les mères en période périnatale, les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) offrent un accompagnement précieux et gratuit.

La troisième chose, c’est de se rendre disponible pour les enfants. Pas pour remplacer le parent, mais pour être un adulte fiable de plus dans leur vie. Une tante, un parrain, une grand-mère qui passe régulièrement chercher l’enfant pour le mercredi ou le week-end, c’est un facteur protecteur considérable. Les enfants qui s’en sortent le mieux sont ceux qui ont eu, au-delà du parent dépressif, au moins une figure adulte stable et chaleureuse. Cela fait écho aux travaux de Serge Paugam sur les liens de filiation et leur rôle protecteur.

Protéger l’enfant : ce que peut faire l’autre parent

Claire Vasseur : Et quand on est l'autre parent — celui qui n'est pas malade — comment on tient, comment on protège l'enfant sans s'épuiser ?
Marina Lefevre : C'est une position extrêmement éprouvante. Il faut tenir à plusieurs endroits en même temps : soutenir le conjoint malade, maintenir un cadre pour les enfants, gérer le quotidien, et préserver sa propre santé. Le risque, c'est l'effondrement par épuisement, et je vois beaucoup de conjoints arriver en consultation après dix-huit mois ou deux ans à porter à bout de bras.

Mes recommandations sont concrètes. D’abord, ne pas faire semblant devant les enfants. Leur dire avec des mots simples : “Maman/Papa traverse une période difficile, c’est une maladie, ce n’est pas de votre faute, il/elle se soigne.” Cette parole ouverte évite à l’enfant d’inventer des explications culpabilisantes. Ensuite, maintenir des rituels : le dîner ensemble, l’histoire du soir, le footing du dimanche. Ces rituels sont des ancres pour l’enfant.

Troisièmement, ne pas porter seul. Mobiliser le réseau familial, les amis, l’école. Si l’enfant montre des signes d’inquiétude, en parler avec l’enseignant et avec le médecin. Quatrièmement, prendre du temps pour soi sans culpabiliser. Un conjoint épuisé n’est plus disponible pour personne. Le sport, les amis, parfois une thérapie de soutien pour soi-même : ce ne sont pas des luxes, ce sont des outils de tenue.

Et enfin, ne pas devenir l’infirmier ou l’infirmière de son ou sa partenaire. Le rôle du conjoint, c’est d’aimer et d’accompagner. Le rôle du soin médical et psychologique appartient aux professionnels. Cette frontière, quand elle se brouille, fait beaucoup de dégâts dans les couples — et la qualité de la communication conjugale, sur laquelle des médias spécialisés comme Écoutez-Voir proposent des éclairages utiles, devient alors un levier décisif pour ne pas se perdre.

Les ressources et professionnels en France

Claire Vasseur : Concrètement, où s'adresser en France quand on est concerné ? Le maquis des structures peut décourager.
Marina Lefevre : Vous avez raison, la lisibilité du système est un vrai problème. Je recommande quelques portes d'entrée simples. Pour le parent qui souffre : le médecin traitant en première ligne, qui peut prescrire et orienter ; les Centres Médico-Psychologiques (CMP) pour les soins gratuits sur secteur ; le dispositif Mon soutien psy pour des séances de psychologue remboursées ; et les services de psychiatrie périnatale, particulièrement développés autour de la naissance.

Pour les enfants : les CMP infanto-juvéniles, présents dans chaque secteur, offrent des consultations gratuites avec des psychologues, pédopsychiatres, orthophonistes, psychomotriciens. Les Centres d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) accompagnent les très jeunes enfants. La PMI suit gratuitement les enfants jusqu’à six ans et offre un soutien à la parentalité. À l’école, le médecin scolaire, le psychologue de l’Éducation nationale et l’infirmière scolaire peuvent ouvrir des portes.

Il existe également des associations remarquables. SOS Préma pour les familles ayant traversé une naissance prématurée. L’association Maman Blues pour les mères en détresse périnatale. La ligne nationale “Allo Parents Bébé” pour les parents en difficulté avec un nourrisson. Et plus largement, des plateformes de soutien comme le 3114 — numéro national de prévention du suicide — pour les situations critiques. Pour s’informer sur les manifestations de la dépression et les approches thérapeutiques disponibles, des ressources éditoriales spécialisées comme Combattre la dépression proposent des contenus accessibles aux familles. Au plan international, l’OMS rappelle régulièrement combien la santé mentale a été fragilisée, notamment depuis la pandémie, et la France n’échappe pas à cette tendance.

Une dernière recommandation : ne pas attendre que la situation soit grave pour consulter. Plus on intervient tôt, plus on agit avec des outils légers. Un accompagnement de quelques mois en début de dépression évite souvent une décompensation longue et lourde.

Cabinet de psychologue avec fauteuils, lumière douce, ambiance sereine

La transmission intergénérationnelle est-elle inévitable ?

Claire Vasseur : Beaucoup de patients adultes que vous recevez ont eu un parent dépressif. Ils craignent de reproduire le schéma avec leurs propres enfants. Comment leur répondez-vous ?
Marina Lefevre : Je leur dis trois choses. La première : non, ce n'est pas inévitable. La transmission existe, mais elle se fait par des canaux qu'on peut identifier et travailler — le style d'attachement, les schémas relationnels, parfois l'épigénétique sur laquelle [la recherche apporte des éléments nouveaux](/epigenetique-traumatisme/). Ce qu'on peut nommer et travailler, on peut le transformer.

La deuxième : le simple fait de venir en consultation pour ne pas reproduire le schéma est déjà un acte protecteur considérable. Ces parents-là sont, dans ma pratique, parmi les plus vigilants, les plus attentifs aux besoins de leurs enfants. Ils ont été enfants à côté d’un parent dépressif, ils savent ce que c’est, ils s’organisent pour que leurs enfants n’aient pas la même expérience.

La troisième : reproduire un schéma n’est pas un échec moral. Si une dépression survient malgré tout, ce n’est pas une trahison de leur enfance. C’est une maladie qui demande des soins. Le travail que je fais avec ces patients, c’est de les aider à différencier ce qui leur appartient en propre de ce qui appartient à leur parent dépressif d’autrefois. Cette différenciation est libératrice.

Sur le plan biologique et relationnel, les recherches sur le bonheur maternel pendant la grossesse, ou sur ce qu’on appelle le good father effect, montrent que l’environnement affectif précoce a des effets durables — y compris positifs. Autrement dit : si l’enfance auprès d’un parent dépressif laisse des traces, l’expérience d’un parentage stable et investi laisse aussi des traces, dans l’autre sens. La balance peut basculer.

Questions rapides : les idées reçues

Claire Vasseur : Pour finir, je vous propose quelques affirmations classiques. Vous me dites si c'est vrai ou faux.

“La dépression d’un parent ne marque pas un tout-petit qui ne comprend pas ce qui se passe.” Faux. Le bébé comprend par d’autres canaux que le langage : tonalité de voix, expression du visage, qualité du portage. Les nourrissons sont parmi les plus exposés aux effets de la dépression parentale.

“Si l’enfant a l’air d’aller bien à l’école, c’est qu’il s’en sort sans dégât.” Faux. Les enfants exposés à la dépression parentale peuvent surcompenser à l’école — bons résultats, comportement irréprochable — pour ne pas alourdir la charge des parents. Cela ne veut pas dire qu’ils vont bien.

“Mieux vaut ne pas parler de la maladie à l’enfant pour ne pas l’inquiéter.” Faux. Le silence inquiète plus que la vérité. L’enfant comprend toujours qu’il se passe quelque chose. Lui donner une explication adaptée à son âge le protège.

“Si je prends un antidépresseur, je deviens incapable d’élever mon enfant.” Faux. Un parent qui se soigne devient au contraire plus disponible. Le traitement bien conduit redonne accès aux émotions positives et à la patience nécessaires à la vie de famille.

“Les enfants de parents dépressifs deviennent forcément dépressifs.” Faux. Le risque est statistiquement plus élevé, mais ce n’est pas un déterminisme. Les facteurs protecteurs — autre adulte fiable, soin précoce, parole sur la maladie — font une différence majeure.

“On peut élever ses enfants seul, même en étant dépressif, si on s’accroche.” Faux. S’accrocher seul est précisément ce qui aggrave la situation. La dépression parentale est l’un des contextes où l’aide extérieure est la plus nécessaire et la plus efficace.

“C’est de ma faute si mon enfant a des problèmes psy plus tard.” Faux. La culpabilité est un piège. Une dépression est une maladie, pas une faute morale. Ce qui compte, c’est de se soigner et d’accompagner l’enfant — pas de se flageller rétrospectivement.

Conclusion : trois choses à retenir

Marina Lefevre : Si je devais résumer l'essentiel, je retiendrais trois points.

D’abord, la dépression d’un parent n’est pas une affaire privée. Elle concerne tout l’écosystème familial, et en particulier les enfants. Plus tôt elle est nommée, expliquée et soignée, mieux les enfants traversent l’épreuve.

Ensuite, l’enfant n’est pas seul face à la maladie de son parent, à condition qu’on le pense. Un autre parent, un proche, un enseignant, un professionnel de santé : chaque adulte fiable autour de l’enfant compte. L’isolement de la dyade parent dépressif – enfant est ce qui crée le plus de dégâts.

Enfin, rien n’est figé. Ni pour le parent qui se soigne, ni pour l’enfant qui grandit, ni pour l’adulte qui revient en thérapie sur cette histoire. Le cerveau humain reste plastique, les liens se réparent, les histoires se reconstruisent. Voir des familles s’en sortir, c’est ce qui me fait continuer ce métier.

Pour aller plus loin sur ces questions, notre dossier complet sur l’épuisement parental, précurseur fréquent de la dépression détaille les 13 signes d’alerte et les stratégies de récupération.